Aides et subventions pour l’achat d’une voiture électrique en 2025 en France

Aides et subventions pour l’achat d’une voiture électrique en 2025 en France

Par SophieMobi 5 min de lecture
En 2025, l’achat d’une voiture électrique en France s’accompagne de nombreuses aides et subventions visant à faciliter la transition écologique. Le bonus écologique classique a été remplacé en juillet par une prime financée via les certificats d’économie d’énergie (CEE), modulée selon les revenus des ménages et réservée aux particuliers. Par ailleurs, la prime au rétrofit encourage la conversion de véhicules thermiques en électriques en couvrant jusqu’à 80 % des coûts. Des solutions de financement comme le microcrédit « véhicule propre » et le prêt à taux zéro mobilité complètent le dispositif. Enfin, les aides locales et les soutiens à l’installation de bornes de recharge participent à une mobilité électrique plus accessible.

Le bonus écologique transformé en prime CEE depuis juillet 2025

Depuis le 1er juillet 2025, le bonus écologique traditionnel a été supprimé pour les voitures électriques neuves en France. Il est désormais remplacé par une prime versée via les certificats d’économie d’énergie (CEE). Ce système impose aux fournisseurs d’énergie de financer des actions réduisant la consommation énergétique, intégrant ainsi la transition énergétique dans une approche plus globale.

Cette prime CEE correspond à 27 % du coût TTC du véhicule neuf (catégorie M1), avec un plafond fixé à 47 000 € TTC. Elle concerne uniquement les voitures respectant un score environnemental validé par l’ADEME et ne pesant pas plus de 2,4 tonnes. Le montant de cette aide est modulé selon le revenu fiscal de référence 2023 du ménage, ce qui assure une politique sociale juste en adaptant l’aide financière de 2 000 € à 4 000 € suivant les modalités fiscales.

Exclusivement réservée aux particuliers, cette prime marque aussi un changement important pour les entreprises qui ne sont plus éligibles depuis fin 2024. Cette réforme s’explique par l’épuisement de l’enveloppe budgétaire prévue dans la loi de finances pour 2025.

La prime CEE versus le bonus traditionnel

Alors que le bonus écologique était versé directement par l’État, la prime via CEE repose sur un mécanisme incitatif impliquant les fournisseurs d’électricité et de gaz. Cette approche vise à créer un cercle vertueux plus durable, en liant la transition mobilité électrique aux économies d’énergie dans d’autres secteurs.

Modalités d’éligibilité

Les critères se focalisent sur le prix du véhicule, le score environnemental, et le plafond de poids. Le respect du revenu fiscal de référence constitue un critère sélectif pour cibler efficacement l’aide. Il faut donc présenter son avis d’imposition 2024 pour justifier le revenu 2023 lors de la demande de prime.

Impact pour les particuliers et exclusion des entreprises

Cette transformation cible principalement les ménages, afin de favoriser l’accès à la mobilité électrique sans distorsion concurrentielle avec les acteurs professionnels. Les entreprises doivent désormais explorer d’autres solutions de financement pour leurs flottes.

La prime au rétrofit électrique finance jusqu’à 80 % de la conversion

La prime au rétrofit électrique constitue une aide importante pour convertir un véhicule thermique en électrique. L’État prend en charge jusqu’à 80 % du coût total de la conversion, plafonné à 5 000 € pour les voitures particulières et 9 000 € pour les camionnettes.

Cette subvention est soumise à des conditions précises, notamment le respect des plafonds de revenus fiscaux, garantissant que l’aide profite aux ménages concernés par la transition écologique. Grâce à un dispositif simplifié, le professionnel effectuant la conversion avance la prime, évitant ainsi aux automobilistes des démarches administratives complexes.

Le rétrofit s’impose comme une solution écologique pragmatique, prolongeant la durée de vie des véhicules existants tout en réduisant leur empreinte carbone. Dans un contexte de transition énergétique, cette approche favorise la réduction des déchets automobiles et encourage une mobilité durable.

Microcrédit et prêt à taux zéro facilitent le financement pour les ménages modestes

Pour rendre l’accès à la voiture électrique plus accessible, le microcrédit « véhicule propre », géré par BPI France, cible les ménages aux ressources très modestes, définies par un revenu fiscal de référence inférieur à 6 300 € par part. Ce crédit plafonné à 8 000 €, remboursable sur 7 ans, permet d’acheter ou de louer un véhicule électrique en bénéficiant d’un accompagnement social et financier assuré.

Ce microcrédit se cumule avec la prime CEE et la prime rétrofit, optimisant ainsi l’aide globale pour les bénéficiaires fragiles.

En parallèle, le prêt à taux zéro mobilité expérimenté jusqu’au 31 décembre 2025, issu des lois Climat et Résilience, finance aussi bien l’achat que la conversion électrique. Accessible uniquement via certains établissements financiers agréés, il cible en priorité les résidents en zone à faible émission mobilité (ZFE-m), participant directement à la lutte contre la pollution urbaine.

Les aides locales complètent les dispositifs nationaux selon les régions

De nombreuses collectivités territoriales intensifient leur soutien par des aides spécifiques pouvant s’ajouter aux dispositifs nationaux. Les régions comme l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie ou Grand-Est proposent des subventions qui varient en montants et critères d’éligibilité.

Variations régionales des aides

Ces aides locales diffèrent selon les territoires, répondant aux priorités environnementales et sociales propres. Elles permettent notamment de cibler les foyers modestes grâce à des conditions fondées sur le revenu fiscal de référence.

Cumul des aides nationales et locales

Le cumul des aides nationales comme la prime CEE et des aides régionales constitue un levier puissant pour encourager l’adoption des véhicules électriques. Cela facilite une accessibilité plus large et permet d’adresser des profils d’acheteurs variés.

Soutien aux infrastructures locales

En complément, certaines collectivités proposent des aides à l’installation de bornes de recharge, renforçant le maillage local et optimisant l’usage quotidien des véhicules.

Borne de recharge électrique urbaine moderne pour véhicules électriques dans un centre commercial.
Borne de recharge électrique urbaine moderne pour véhicules électriques dans un centre commercial.

Soutien à l’installation de bornes de recharge grâce à un crédit d’impôt et au programme Advenir

L’État incite l’équipement à domicile en proposant un crédit d’impôt de 500 € pour chaque borne de recharge installée, à condition qu’elle soit pilotable ou connectée. Cette mesure réduit ainsi les freins financiers à l’équipement personnel, facilitant l’usage quotidien de la voiture électrique.

Pour les infrastructures publiques et privées, le programme Advenir s’emploie à déployer massivement les bornes de recharge. Avec un objectif ambitieux de 125 000 bornes à installer d’ici la fin 2025, il couvre les espaces publics, les entreprises et les collectivités.

Les primes d’Advenir ciblent des installations variées et encouragent l’innovation dans les systèmes de recharge accessibles à tous. Ce soutien est essentiel pour lever l’anxiété liée à l’autonomie et garantir une couverture adaptée à la montée en puissance des véhicules électriques.