Passages piétons : la règle des 5 mètres change tout d’ici 2026

Passages piétons : la règle des 5 mètres change tout d’ici 2026

Par SophieMobi 3 min de lecture
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Ce que la loi LOM change près des passages piétons

La loi d’orientation des mobilités impose aux communes de supprimer les places de stationnement motorisé situées à moins de 5 mètres en amont des passages piétons, avec une mise en conformité au plus tard le 31 décembre 2026. L’idée est simple, mais décisive : dégager la vue entre conducteurs et piétons pour limiter les angles morts.

Pourquoi ce sujet nous concerne tous ? Parce qu’un véhicule garé trop près d’un passage piéton peut masquer un enfant, une personne âgée ou un usager à mobilité réduite. Dans la vraie vie, ce détail de quelques mètres change la lecture de la route.

Passage piéton urbain dégagé avec marquage au sol, véhicule garé en arrière-plan et piéton traversant.
Passage piéton urbain dégagé avec marquage au sol, véhicule garé en arrière-plan et piéton traversant.

Un gain de visibilité au service de la sécurité

La règle vise à rétablir la co-visibilité aux abords des traversées. Quand une voiture, une moto ou un autre véhicule motorisé bloque le bord du passage, le conducteur qui arrive n’a pas toujours le temps de voir quelqu’un s’engager. Le Cerema rappelle qu’à 30 km/h, la distance d’arrêt atteint environ 13 mètres sur chaussée sèche et 20 mètres sur chaussée mouillée¹. Autrement dit, cinq mètres de visibilité gagnés peuvent compter beaucoup.

Le sujet n’a rien d’anecdotique. Les passages piétons concentrent une part importante des blessures graves, et la baisse de visibilité reste un facteur de risque bien connu. À l’échelle d’une commune, neutraliser ces emplacements près des traversées, c’est agir sur un point concret, visible et mesurable.

Qui est concerné par l’interdiction ?

La suppression vise les places de stationnement des véhicules motorisés. Cela inclut les voitures, utilitaires et deux-roues motorisés. La règle ne s’applique pas aux emplacements réservés aux cycles, aux vélos à pédalage assisté et aux engins de déplacement personnel, comme les trottinettes, sous réserve que leur implantation ne gêne pas la visibilité.

  • Stationnement motorisé à moins de 5 mètres en amont d’un passage piéton : à supprimer.
  • Emplacements pour vélos, VAE ou trottinettes : possibles si la vue reste dégagée.
  • Date limite de mise en œuvre : 31 décembre 2026.

Ce que les collectivités doivent anticiper

Pour les communes et intercommunalités, la mise en œuvre demande du travail en amont. Il faut repérer les emplacements concernés, choisir les solutions de remplacement et gérer l’acceptabilité locale. Supprimer des places de stationnement suscite souvent des réactions, surtout dans les rues déjà denses. Mais ces mètres libérés peuvent aussi servir autrement, par exemple pour du stationnement vélo ou de la végétalisation, dès lors que la visibilité reste intacte.

On le voit déjà dans certaines démarches locales. Orléans Métropole prévoit par exemple de neutraliser 565 places d’ici fin 2026². Ce type d’ampleur montre que la réforme n’est pas symbolique : elle touche directement l’aménagement de la voirie.

Point cléContenu
Distance concernée5 mètres en amont du passage piéton
Véhicules visésStationnement motorisé, y compris deux-roues motorisés
ExceptionsPlaces pour vélos, VAE et engins de déplacement personnel
Échéance31 décembre 2026
ButAméliorer la visibilité et la sécurité des piétons

Ce que risque l’automobiliste qui s’y gare quand même

Le non-respect de cette interdiction peut entraîner une amende forfaitaire de 135 euros, avec une possible mise en fourrière en cas de stationnement très gênant. Sur ce point, la règle est claire : le passage piéton doit rester lisible, sans obstacle parasite qui casse le champ de vision.

Pour nous, conducteurs du quotidien, le bon réflexe reste simple : avant de se garer, on regarde la distance avec le passage. Si le marquage est proche, mieux vaut chercher un autre emplacement. Cela évite la contravention et, surtout, cela laisse une traversée plus sûre.

À retenir pour les trajets en ville

  1. Les places à moins de 5 mètres en amont des passages piétons doivent disparaître d’ici fin 2026.
  2. La mesure sert à dégager la visibilité entre conducteurs et piétons.
  3. Les emplacements pour vélos, VAE et trottinettes restent possibles s’ils ne masquent rien.
  4. Le stationnement motorisé non conforme expose à une amende et à la fourrière.

Pour suivre les autres évolutions qui touchent la circulation urbaine, on peut aussi lire nos règles de circulation en ville et le guide des zones piétonnes.

Sources

1. Cerema

2. Orléans Métropole