Hausse moyenne attendue de la prime d’assurance tous risques pour les véhicules électriques en 2026
En 2025, le coût moyen annuel de l’assurance tous risques pour un véhicule 100 % électrique s’élevait à environ 1 125 €, soit une augmentation de 11 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance haussière devrait se poursuivre en 2026 avec une hausse supplémentaire comprise entre 4 % et 6 %, selon le profil du conducteur. Ces augmentations s’expliquent par des facteurs techniques et économiques qui influencent directement les primes.
Les disparités géographiques et démographiques jouent également un rôle important. Les jeunes conducteurs et ceux résidant en zones urbaines subissent des primes plus élevées, en raison de risques accrus estimés par les assureurs. Dans ce contexte, l’assurance tous risques reste la formule de choix pour la majorité des propriétaires de véhicules électriques neufs, justifiée par la valeur élevée de ces véhicules et les coûts potentiels importants des réparations suite à un sinistre.
Impacts majeurs de la suppression de la TSCA et les réparations coûteuses sur le budget assurance
Conséquences de la suppression de l’exonération de la TSCA
La fin de l’exonération de la Taxe Spéciale sur les Conventions d’Assurance (TSCA) en 2025 constitue un tournant. Jusqu’en 2024, cette exonération allégeait significativement le coût des primes pour les véhicules électriques. Sa suppression provoque une hausse mécanique des coûts d’assurance, retirant un avantage fiscal important et impactant directement le budget des assurés.
Coûts élevés des réparations spécifiques aux VE
Les réparations sur véhicules électriques impliquent des composants onéreux tels que les batteries, convertisseurs et modules électroniques, ce qui augmente le montant total des sinistres. La complexité technique s’ajoute à cet enjeu : systèmes haute tension, aides à la conduite avancées, calibrages précis, autant d’éléments alourdissant durée et prix des interventions, que l’assureur doit intégrer dans ses calculs.
Main-d’œuvre et outils spécialisés
La réparation nécessite également une main-d’œuvre formée aux spécificités des technologies VE, ainsi que des outils de diagnostic spécifiques, peu répandus. Cette rareté favorise l’augmentation des coûts, le temps d’immobilisation et le prix des sinistres couverts par l’assurance. Ces facteurs expliquent une partie de la hausse des primes annoncée pour 2026.
Complexité technique des réparations et rareté des structures spécialisées aggravent les coûts de sinistres
Compétences encore limitées sur le marché de la réparation
En 2025, la majorité des garages ne dispose pas encore des compétences nécessaires pour intervenir sur les systèmes haute tension et les calibrages électroniques des véhicules électriques. Cette rareté crée un goulot d’étranglement pour la gestion des sinistres, allongeant les délais d’intervention et augmentant leur coût global.
Délais et coûts élevés induits
Les délais plus longs pour trouver un atelier qualifié, couplés au prix important des pièces spécifiques, font que le montant moyen des réparations peut atteindre des sommets, avec des factures à cinq chiffres en cas de dommages importants sur la batterie ou l’électronique. C’est un facteur déterminant pour la majoration des primes d’assurance VE.
Évolution positive grâce à la formation et à l’offre d’ateliers
Heureusement, la montée en compétences via des formations ciblées et l’augmentation progressive du nombre d’ateliers spécialisés devrait à moyen terme alléger ces coûts. Cette dynamique laisse entrevoir une atténuation progressive des hausses de primes, même si l’effet complet se fera sentir après 2026.

Perspectives à moyen terme : baisse anticipée des coûts de batteries et convergence avec assurances thermiques
L’Agence internationale de l’énergie anticipe une baisse d’environ 40 % du coût moyen de production des batteries d’ici 2030. Cette trajectoire a déjà commencé à influencer le marché et devrait entraîner une diminution progressive des coûts de réparation, particulièrement pour les véhicules électriques. Cette évolution jouera un rôle clé dans la maîtrise des primes d’assurance.
Avec la démocratisation technique des VE et une offre croissante d’ateliers spécialisés, les primes d’assurance devraient à terme se rapprocher de celles des véhicules thermiques, notamment sur le segment des voitures d’occasion. Cette convergence rend le budget assurance plus accessible pour les conducteurs et stabilise leur coût total d’usage.
Pour évaluer précisément ce coût global, il est essentiel d’adopter une approche intégrée qui considère à la fois l’énergie, l’entretien et l’assurance, afin d’anticiper le budget associé à un véhicule électrique neuf sur le long terme.
Conseils pratiques pour maîtriser et optimiser le budget assurance d’un véhicule électrique neuf
Il est impératif de comparer régulièrement les offres d’assurance afin d’obtenir un tarif compétitif et adapté à son profil, en tenant compte de l’usage réel du véhicule. Ajuster son niveau de garantie est également un levier puissant : éviter les formules tous risques lorsque le véhicule a perdu une part importante de sa valeur peut générer des économies substantielles.
- Comparer les offres pour trouver un contrat personnalisé et compétitif.
- Adapter les garanties au profil et à l’âge du véhicule.
- Opter pour des formules comme l’assurance au kilomètre si le véhicule est peu utilisé, notamment en milieu urbain.
- Négocier son contrat après la première année pour bénéficier d’un tarif plus juste.
- Prendre en compte l’ensemble des coûts liés à l’énergie, l’entretien et l’assurance pour une vision complète du budget.
Ces stratégies s’inscrivent dans une démarche responsable et proactive, essentielle pour garantir une maîtrise durable du budget automobile, en particulier face aux évolutions attendues en 2026. Pour approfondir la compréhension des modalités d’assurance, vous pouvez consulter notamment des guides spécialisés comme ceux sur l’optimisation des garanties optionnelles ou encore sur les manières de renégocier son assurance auto.