La Bretagne se distingue par une dynamique stable du chiffre d’affaires industriel en 2024-2025
En dépit d’un ralentissement généralisé de l’activité économique en France, la Bretagne fait figure d’exception avec une stabilité remarquable, voire une progression du chiffre d’affaires industriel sur la période 2024-2025. Cette dynamique encourage la reprise du marché automobile régional.
Un pilier industriel majeur dans l’économie régionale
L’industrie manufacturière représente environ 13 % de l’économie bretonne. Le secteur automobile, en particulier, joue un rôle central dans cette structure économique, influençant profondément la vitalité industrielle locale.
Innovation et projets concrets soutiennent la croissance
Malgré des contraintes nationales comme une trésorerie fragilisée et un recul des investissements chez les TPE-PME, plusieurs entreprises bretonnes manifestent une capacité d’innovation notable. Elles donnent vie à des projets industriels qui alimentent une dynamique favorable à la relance du marché automobile.
Un marché intérieur robuste pour une reprise durable
Le soutien fourni par le marché intérieur breton contribue à la solidité de l’emploi et de l’activité dans l’automobile. Cette stabilité est une base essentielle pour envisager une reprise économique post-été 2025 qui repose sur des fondations solides.
Les défis économiques régionaux freinent néanmoins la vigueur de la reprise post-été 2025
La dynamique bretonne connaît néanmoins ses limites face aux incertitudes économiques qui pèsent lourd sur les PME et ETI, véritables moteurs du secteur automobile régional.
Une trésorerie fragilisée et des investissements en berne
Les entreprises locales subissent une dégradation significative de leur trésorerie, conjuguée à un ralentissement marqué des investissements. Ce phénomène est exacerbé par un climat politique et économique incertain aux niveaux national et international.
Pressions géopolitiques et contraintes d’approvisionnement
Les tensions entre États-Unis et Amérique latine ainsi que les incertitudes européennes freinent les décisions stratégiques. Parallèlement, les difficultés persistantes d’approvisionnement, la hausse du coût de l’énergie et des matières premières handicapsent la capacité productive des industriels bretons.
Impact sur l’emploi et l’activité locale
Ces facteurs contribuent à une décélération sensible de l’activité et des embauches, bien qu’une résilience relative de l’emploi tempère cet impact, évitant une désorganisation majeure dans le secteur automobile régional.
La stratégie européenne et ses financements dynamisent la transition vers la mobilité zéro émission
À l’échelle continentale, la Commission européenne propose un cadre ambitieux pour soutenir la transition écologique du secteur automobile, avec des implications directes pour la Bretagne.
Investissements massifs dans la production de batteries
Un plan d’action doté de 1,8 milliard d’euros vise à renforcer la production de batteries dans l’Union européenne. Ce soutien pourrait favoriser l’implantation d’activités liées aux batteries en Bretagne, dynamisant ainsi le tissu industriel local.
Le programme « Battery Booster »
Ce dispositif engage 3 milliards d’euros de fonds publics et privés dans un effort combiné de création d’un centre sur les matières premières critiques et de développement d’un modèle circulaire par le recyclage, des axes clés pour renforcer la compétitivité bretonne.
R&D et infrastructures de recharge
350 millions d’euros sont prévus pour la recherche sur les batteries nouvelle génération sous Horizon Europe (BATT4EU). Par ailleurs, 570 millions d’euros d’investissements sont dédiés aux infrastructures de recharge électrique 2025-2026, conditions essentielles pour faciliter l’adoption des véhicules électriques en Bretagne.
Assouplissement des normes CO2 avec vigilance
Entre 2025 et 2027, une flexibilité réglementaire est accordée pour la conformité aux normes CO2. Toutefois, celle-ci souligne la nécessité d’une accélération de la montée en volume des véhicules électriques par les constructeurs bretons pour éviter des risques sur leur compétitivité.
La concurrence européenne et internationale influence les perspectives du marché breton post-été 2025
Le contexte concurrentiel à l’échelle mondiale redessine la donne sur le marché automobile breton, avec des conséquences notables pour les acteurs locaux.
Tesla plie face à la compétition
Selon ifpenergiesnouvelles.fr, Tesla a enregistré un recul spectaculaire de 71 % de son bénéfice net au premier trimestre 2025 en Europe, accompagné d’une baisse de 43 % de ses ventes. Cette contreperformance affecte le segment des véhicules électriques en Bretagne, notamment par la réduction d'importations.
Volkswagen, un modèle européen solide
En revanche, Volkswagen tire profit d’une hausse importante des ventes de ses modèles ID.7 et ID.4 passant de 25 000 à 65 000 unités au premier trimestre 2025, renforçant la dynamique des véhicules électriques européens et potentiellement celle du marché breton.
BYD gagne du terrain sur le marché mondial
Le constructeur chinois BYD profite du recul de Tesla, marquant une recomposition majeure du commerce des véhicules électriques, dont les retombées pourraient influencer les importations et la compétitivité bretonne.
Tensions commerciales impactant la chaîne locale
La persistance des surtaxes douanières américaines, notamment la taxe de 25 % sur les voitures européennes, pèse sur la compétitivité des constructeurs bretons, déjà intégrés dans ce réseau industriel européen globalisé.
Stratégies industrielles complexes chez Tesla
Pour compenser ces pressions, Tesla mise sur une intégration verticale avec la production de lithium et de cathodes aux États-Unis prévue fin 2025, une organisation industrielle susceptible d’influencer la disponibilité et le prix des véhicules électriques sur le marché breton.

Les leviers régionaux pour soutenir la réindustrialisation et l’emploi dans une transition technologique et écologique
Au cœur de la reprise, la Bretagne mise sur ses atouts territoriaux et financiers pour accompagner la transition écologique et technologique du secteur automobile.
Qualité de vie et attractivité des talents
La qualité de vie bretonne est un levier important pour attirer des profils qualifiés, facteur clé de la réindustrialisation post-pandémique et post-été 2025 dans un environnement concurrentiel.
Engagement dans les investissements verts
Des progrès notables apparaissent, avec près d’un tiers des ETI françaises prévoyant d’augmenter leurs investissements verts en 2024, une tendance qui vise à orienter le secteur automobile régional vers des solutions écologiques durables.
Accompagnement de la reconversion professionnelle
L’Observatoire Européen de la Transition Juste surveille les mutations du marché de l’emploi et propose des dispositifs de reconversion ciblés, notamment pour les compétences liées aux véhicules connectés et autonomes essentiels dans le bassin d’emploi breton.
Financement privé au service de l’innovation
La structuration des fonds spécialisés en capital-risque offre un levier puissant pour financer la croissance des PME industrielles bretonnes, accélérant leur capacité à innover et à s’adapter aux nouveaux enjeux écologiques.
Énergie abordable pour encourager l’adoption des VE
La baisse de 10 % du prix résidentiel de l’électricité en Europe au premier trimestre 2025 conduit à un coût de recharge électrique équivalent à seulement 0,59 € le litre d’essence, soit 67 % de moins, ce qui crée un environnement économique favorable pour la montée en puissance des véhicules électriques en Bretagne.